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CINE Ultimos días en La Habana

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perez fernando150x150| CINE | CUBA |

Ultimos dias en La Habana (Cuba)

— De Fernando Pérez – Cuba – 2016 – 93'

Suisse Romande: dès le 6 décembre 2017
Verlosung / Sorteos: 3x2 PuntoLatino

 

 

 

 

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L’instabilité du monde actuel est une évidence, particulièrement à Cuba dont les relations avec son grand voisin sont dépendantes des tenants du pouvoir aux Etats-Unis. C’est dire qu’un instantané d’aujourd’hui ne peut que représenter une situation éphémère. Le dernier film de Fernando Pérez, Últimos días en La Habana est donc particulièrement bienvenu, d’autant plus que récit et mise en scène collent au plus près de la réalité.

Diego et Miguel vivent dans un appartement délabré dans un immeuble qui l’est tout autant dans le centre de La Havane. Diego est cloué au lit par son SIDA et rêve de vivre. Miguel lave la vaisselle dans un restaurant privé de la capitale et rêve de fuir aux Etats-Unis. Diego libère toute l’énergie qui lui reste dans la parole et affirme haut et fort son homosexualité alors que Miguel semble n’avoir plus aucun désir et se mure dans le silence. Dissemblables au possible, une amitié profonde, secrète, les lie pourtant et Miguel soigne, nourrit Diego, essayant de satisfaire ses moindres désirs. Le réalisateur cubain Fernando Pérez est un incorrigible optimiste. Il suffit de se pencher sur son oeuvre pour s’en persuader. Et ce n’est pas Últimos días en La Habana qui pourrait nous faire changer d’avis. Pourtant La Havane qu’il nous dépeint n’a rien d’un paradis sur terre. On n’y siffle plus depuis longtemps. Une crise économique qui n’en finit pas, au contraire, quand le principal et dernier soutien, le Venezuela, est confronté lui-même à d’énormes difficultés économiques et politiques. A cela s’ajoute une profonde crise morale à Cuba où la corruption s’étend après avoir été longtemps contenue. Alors, où va-t-il donc chercher son optimisme ce cher Fernando? Eh bien, tout simplement dans les vieux immeubles décrépis de la ville où s’entasse une population hétéroclite et bigarrée, où une solidarité certaine survit malgré toutes les difficultés quotidiennes. Documentariste à ses débuts, Fernando Pérez possède un réel talent pour portraiturer ses personnages et leur donner une humanité qui suscite adhésion et émotion. L’amour et l’empathie du réalisateur pour sa ville et ses compatriotes éclatent à chaque instant. C’est ce qui rend ses films inoubliables. Celui-ci aussi.
Martial Knaebel

 

 

Diego und Miguel leben mitten in Havanna, ohne jeglichen Komfort. Miguel verdient sein Geld als Tellerwäscher in einem privat geführten Restaurant und kümmert sich, mit Nachbarn und Familie, um den kranken Diego. Der Filmemacher Fernando Pérez erzählt die Geschichte einer ungewöhnlichen Freundschaft mit Blick auf ein Kuba im Umbruch. Eine nostalgische Liebeserklärung an die kubanische Hauptstadt Havanna und ihre BewohnerInnen.

Der Kubaner Fernando Pérez ist bei uns kein Unbekannter. Mit dem märchenhaften Spielfilm La vida es silbar (Das Leben, ein Pfeifen) hat er 1999 im Kino einen Grosserfolg gelandet – allein in der Schweiz haben mehr als 120 000 Leute den Film gesehen. Unvergessen auch Suite Habana, seine musikalischvisuelle Liebeserklärung an seine Heimatstadt, die er auch in Últimos días en La Habana wieder besingt, und der Titel deutet es an: Es ist ein nostalgisch gefärbter Blick, ein sanft-ironischer Abgesang auf die Hauptstadt eines Landes, das einst viele Hoffnungen in sich bündelte. Heute bröckelt es an allen Ecken und Enden, und es grenzt an ein Wunder, mit welcher Gelassenheit die Menschen die Situation tragen. Diego und Miguel, die beiden Hauptfiguren im neuen Film von Fernando Pérez, sind Mitte 40 und leben in einer heruntergekommenen Wohnung mitten in Havanna. Komfort ist hier ein Fremdwort, Lebenskunst Alltag. Miguel lernt Englisch, weil er hofft, so ein Visum für die USA zu bekommen. Diego liegt mit Aids im Bett. Doch während der geschwächte Kranke versucht, seine Lebensfreude und den Humor zu erhalten, hat Miguel sich verschlossen, geht seinen Trott. Als sich Diegos Zustand verschlechtert, bringt seine schwangere Nichte Yusi frische Luft in die Bude.

Bleiben oder Gehen? Das war schon in exzellenten Filmen der 1960er Jahre in Kuba eine zentrale Frage. Fernando Pérez gehört zu denen, die sich fürs Bleiben entschieden haben, wobei er als renommierter Künstler immer frei reisen konnte. Seinen Filmen ist die Liebe zum eigenen Land anzumerken, gleichzeitig betrachtet er hier eine Gesellschaft, die sich kaum noch bewegt, obwohl sie sich auf immer wieder neue Situationen einstellen muss: flexibel, einfallsreich, mitunter listig. / Walter Ruggle

 

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Crédits

Originaltitel Ultimos dias en La Habana / Länge 93 Min.

Sprache Spanisch/d/f
Deutscher Titel Letzte Tage in Havanna / Französischer Titel Derniers jours à La Havane
RegisseurIn Fernando Pérez / Land Kuba
Kinoformate Blu-ray, DCP
Drehbuch Fernando Pérez, Abel Rodríguez
Montage Rodolfo Barros / Kamera Raúl Pérez Ureta / Ton Sheyla Pool
Ausstattung Celia Ledón / Produktion Danilo Leon, José María Morales

Pressestimmen

«Anhand des Lebens in einem Mietshaus präsentiert Fernando Pérez nach eigenem Drehbuch ein schillerndes Kaleidoskop der Gefühle in einer Gesellschaft, die sich kaum noch bewegt.» art-tv

«Eine Hommage an eine ungewöhnliche Freundschaft, aber auch eine Liebeserklärung an die kubanische Hauptstadt und ihren fröhlichen Charakter. cKein Film der revolutionären oder konterrevolutionären Parolen, äussert seine Kritik und seinen Protest elegant im Hintergrund.» Pablo López Barbero, Goethe-Institut

«Un film intéressant, animé, palpable et ouvert, une belle histoire d'amitié.» El Pais

«Une célébration touchante de l'amour, du dévouement et de l'endurance stoïque dans laquelle les luttes individuelles reflètent l'image plus large de la société cubaine.» Screendaily

 

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