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| FESTIVALES JAZZ AGOSTO 2010 |

Auvernier Jazz Festival 2010

— Auvernier NE, 27-28 y 29 de agosto 2010 —


Ochumare Quartet (Cuba-Suiza)


Vendredi 27 août 2010 à 17h30

A la suite du prix obtenu lors du concours « Tremplin Lémanique Montreux Jazz Festival 2008 », Ochumare Quartet s’est retrouvé en studio au printemps 2009 pour démarrer l’enregistrement de « CAMINOS », voyage musical ou s’entrecroisent les chemins du jazz et de la musique latine. Ce disque pétillant et chaleureux, où se succèdent thèmes instrumentaux et chansons, se compose uniquement de thèmes inédits. Ce projet qui se veut décomplexé, créatif et naturel, suscite déjà un vif intérêt auprès d’artistes reconnus, notamment Matthieu Michel – trompettiste de renommée internationale – qui figure comme « special guest » sur deux compositions. Le challenge du quatuor a été de créer un album ou se rencontrent les sentiers du jazz, de la musique traditionnelle latine et de la musique classique… sans tabous.

"Ochumare"- qui signifie arc-en-ciel dans la langue afro-cubaine Yoruba-Lucumi -. est en effet formé d’une belle gamme de couleurs et de tonalités différentes. Composé de la violoniste et chanteuse cubaine Yilian Canizares Ruiz, du pianiste fribourgeois Stefan Aeby, du contrebassiste vénézuelien David Brito et du batteur lausannois Cyril Regamey, le groupe c’est très vite fait remarquer par son dynamisme et sa passion communicante. Ils ont eu l’occasion de se produire de nombreuses fois en Suisse Romande (Montreux Jazz Festival, Jazz Parade de Fribourg, Nyon Rive Jazzy etc..) et hors de nos frontières, notamment en Amérique Latine. Les projets futurs du groupe sont pour le moins passionnants. Ils ont démarré 2010 avec une tournée en Venezuela en compagnie de la légende de la musique latine Oscar d’Leon… un vrai succès couronné par la presse spécialisée et qui devrait donner suite à une tournée en Europe cet automne ! Ils ont été choisi pour se produire à Paris cet été dans le cadre d’un festival organisé par le Centre Culturel Suisse en collaboration avec le Montreux Jazz Festival. A cette occasion ils partageront l’affiche avec Yaron Herman et Harold Lopez-Nussa. Ils sont également invités à se produire au Festival de Jazz de la Havane et au Festival Red Sea Jazz en Israël.

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Marcio Faraco Quartet (Brasil)


Vendredi 27 août 2010 à 21h30

Héritier d’une prestigieuse lignée de musiciens auteurs compositeurs interprètes, Márcio a vu le jour il y a quarante-cinq ans à Alegrete, dans la partie la plus méridionale du Brésil, non loin de la frontière avec l’Argentine. Sa singularité, cependant, est de s’être frottée à toutes les cultures qui cohabitent dans l’immensité de son pays natal, tantôt s’opposant les unes aux autres, tantôt se fécondant réciproquement. Militaire de carrière, son père entraînait sa famille de garnison en garnison : à cause de ce nomadisme, on peut dire que Márcio est « un brésilien au pluriel », imprégné de traditions musicales (baião, samba, toada, etc.) d’implantation géographique très diverse. Sans parler de l’influence paternelle, grâce à laquelle il fut exposé très tôt au choro, style ancestral qui a engendré la samba.

Installé en France depuis 1991 et après un septennat à écrire et composer toujours davantage, Universal Jazz s’intéresse enfin à lui. De cette collaboration naissent trois albums : « CIRANDA » (2000) petit bijou d’intimisme convivial vendu à plus de 70000 exemplaires, « INTERIOR » (2002) au minimaliste introspectif et « COM TRADIÇÃO » (2005) qui se caractérise par un traditionalisme extraverti. « INVENTO » sorti en 2007 sous le label Le Chant du Monde/Harmonia Mundi réalisé en petit comité -guitare, voix, percussion -est un disque vocal, composé de sobriété donnant du relief émotif à son chant, distillé comme une confidence. Son dernier album « UM RIO », lancé en France fin Octobre 2008 toujours sous le label Le Chant du Monde/Harmonia Mundi poursuit avec élégance la voie en demi-teinte qui fait le charme irrésistible du chanteur guitariste brésilien. La Bossa Nova a aujourd’hui 50 ans. Probablement n’étiez-vous pas né à l’heure où la jeunesse brésilienne roulait sur les plages de Rio de Janeiro, ses premiers accords montants. Qu’importe, Marcio non plus ! Devenue raz de marée, la vague bossa a envahi les terres et les continents tel un sexy tsunami en string. Plus qu’un hommage, cet album délicat, son cinquième, s’écoute comme on lit une belle page de poésie, les oreilles rivées aux sons et aux mots et l’esprit léger, vagabond céleste. Pour s’en convaincre il suffit de laisser filer « Kanoê », le premier titre qui n’a rien d’une bossa et qui pourtant ne détonne pas dans cet ensemble harmonieux enregistré avec quelques musiciens dont le bien né Philippe Baden Powell au piano, le saxophoniste Carlos Malta, le percussionniste Marco Lobo ou le batteur Paulo Braga. Ces musiciens n’ont aucun complexe face à leurs aînés. Même le son totalement vintage, de cet enregistrement suffit à nous rappeler les meilleurs opus des anciens. Ce fleuve (lexique : um rio) au plus près de l’émotion, charrie tendresse (« Berceuse », un titre qui réunit à la composition Baden Powell père et fils) et passion (Adrelina) et reprend même un texte (O Guardador de Rebanhos) du poète naturaliste brésilien Alberto Caeiro qui inspira grandement Fernando Pessoa, quand il ne s’offre pas un détour par la chanson française que connaît bien Marcio pour vivre dans l’hexagone depuis 1991. En clin d’oeil au pays qui lui ouvert les bras, sa reprise du succès de la môme Piaf, « A quoi ça sert l’Amour » (écrit et composé par Michel Emer) sonne ici comme un classique de la bossa. Et dire qu’on aura attendu 50 ans pour s’en convaincre. Merci à Marcio et à tous ses amis pour se retour en terres brésiliennes, pour ces bossa nova éternelles.

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Richard Galliano (FR) & Jean Lundgren (SW) Duo


Dimanche 29 août 2010 à 18h30

GALLIANO:
Alors que l'accordéon semblait n'avoir jamais vraiment connu de soliste majeur et que, par les connotations qui l'entourent, il semblait irrémédiablement éloigné du swing, Richard Galliano est parvenu, avec une détermination sans pareille, à imposer l'idée que son instrument était digne de figurer aux côtés des saxophones et trompettes qui sont au cœur de la musique de jazz. Inspiré par son admiration pour son ami Astor Piazzolla, inventeur du « Tango Nuevo », l'accordéoniste a réussi, en outre, avec son « new musette », à revitaliser une tradition bien française qui semblait ne jamais devoir connaître de renouveau. Fils d'un professeur d'accordéon d'origine italienne, Richard Galliano a débuté l'instrument à l'âge de quatre ans. Parallèlement à son apprentissage, il suit une formation au conservatoire de Nice, étudiant l'harmonie, le contrepoint et le trombone. A l'âge de 14 ans, il découvre le jazz au travers de Clifford Brown dont il relève les chorus et s'étonne que l'accordéon soit si peu présent dans cette musique. Il s'intéresse alors aux accordéonistes brésiliens (Sivuca, Dominguinhos), découvre les spécialistes américains qui se sont frottés au jazz (Tommy Gumina, Ernie Felice, Art Van Damme) et les maîtres italiens (Felice Fugazza, Volpi, Fancelli), rejetant en bloc le jeu traditionnel qui domine dans l'Hexagone. En 1973, Galliano « monte » à Paris où il séduit Claude Nougaro.

Dès le début des années 1980, il multiplie les occasions de fréquenter des jazzmen de toutes obédiences et de pratiquer l'improvisation à leurs côtés : Chet Baker (sur un répertoire brésilien), Steve Potts, Jimmy Gourley, Toots Thielemans, le violoncelliste Jean-Charles Capon (avec qui il signe son premier disque), Ron Carter (avec qui il enregistre en duo en 1990), etc. En 1991, sur les conseils d'Astor Piazzolla qu'il a rencontré en 1983 à la faveur d'une musique de scène pour la Comédie Française, Richard Galliano fait retour sur ses racines, revenant au répertoire traditionnel de valses musettes, de java, de complaintes et de tangos qu'il avait longtemps ignoré. En 1996, il traverse l'Atlantique pour effectuer un enregistrement (« New York Tango », avec George Mraz, Al Foster et Biréli Lagrène). Sa réputation prend une envergure internationale et les collaborations se multiplient : des duos, parfois insolites, avec Enrico Rava, Charlie Haden, Michel Portal (1997, un vrai succès commercial), son confrère Antonello Salis (en Italie) ou encore Eddy Louiss (2001).
D'une rare polyvalence, Richard Galliano possède ainsi les moyens de s'exprimer avec musicalité dans n'importe quel contexte, du solo (tel le « Paris Concert » au Châtelet, paru en 2009) jusqu'au big band (avec le Brussels Jazz Orchestra en 2008). Désormais reconnu comme un soliste exceptionnel, il continue d'explorer un large éventail de musiques, sans se défaire de ce lyrisme qui irrigue son jeu lorsqu'il enregistre les ballades de « Love Day » avec Gonzalo Rubalcaba, Charlie Haden et Mino Cinelu, ni se départir de cette « French Touch » qui lui permet d'établir avec le trompettiste Wynton Marsalis le trait d'union qui relie Billie Holiday et Édith Piaf

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Rosalia de Souza (Brasil)


Samedi 28, caveau, en soirée

Rosalia de Souza, déjà présente en 2009, viendra se produire dans un caveau en fin de soirée, accompagnée de musiciens locaux , Julien Revilloud à la guitare, Luigi Galati à la batterie et Jean-Pierre Schaller à la basse, l'artiste brésilienne se produira dans l'un des caveaux d'Auvernier, après les concerts principaux.