| CINE | ARGENTINA | ROMANDIE |

Medianeras (Argentina 2011, Gustavo Taretto)

— en cartelera desde el 01.12.11., en D-CH —
Con Pilar López de Ayala (España) y Javier Drolas (Argentina)
2. Premio del público en el Festival de Berlín 2011
96 minutos, español, 

Deutsch
Frisch verliebt im Zeitalter von Internet, Facebook und Twitter. Mariana und Martín sind die beiden Hauptfiguren in Gustavo Tarettos vergnüglichem Spielfilm. Sie leben an der selben Strasse im pulsierenden Buenos Aires. Er ist ein Computerfreak und muss erst wieder lernen, mit dem Tageslicht umzugehen, nachdem er die ganze Zeit vor dem Bild-schirm sass und Spiele entwarf. Sie setzt sich zuhause eine Schaufensterpuppe zusammen, um eine Mannsfigur zu haben. Gleichzeitig ist Mariana ein Fan des Bildersuchrätsels «Wo ist Walter?», in dem es darum geht, aus dem Wirrwarr einer Szenerie die eine Figur herauszufinden. Wird Mariana ihren Martín finden? Die Stadt bringt sie zusammen und hält sie voneinander fern. Wir schauen den beiden zu und entdecken dabei auch Buenos Aires, das Taretto in seiner architektonisch reizvollen Komposition mit visuellem Spürsinn festhält.



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Online verliebt in Buenos Aires

Kennen Sie das Wimmelbilderbuch «Wo ist Walter?» Es ist in allen möglichen Sprachen der Welt erschienen und ändert sich inhaltlich nie, denn es kommt ohne Sprache aus. Lediglich der Name des Gesuchten variiert je nach Land. Im englischen Original heisst der Mann mit der Zipfelmütze und dem rot-weiss gestreiften Pullover Wally, in Frankreich ist es Charlie und bei uns im deutschen Sprachraum eben Walter. Es gibt nahe liegende Gründe, weshalb das Buch und seine gesuchte Figur Walter es mir angetan haben. Aber es gibt auch andere. In der Kunstgeschichte war Brueghel durch seine Bilder mit unüberschaubaren Figurenzahlen bereits aufgefallen. Die Such-Bücher, die bei Kindern wie Erwachsenen gleichsam beliebt sind, faszinieren durch ihre barocke Fülle in wechselnden Dekors und darin, dass sie auf eine umwerfend einfach Art von der Verlorenheit des Einzelnen im jeweiligen Umfeld erzählen.

Auch der junge argentinische Filmemacher Gustavo Taretto ist fasziniert von Walter und der Idee, dass man manchmal etwas oder jemanden sucht und einfach nicht entdeckt. Taretto hat einen mehrfach preisgekrönten Kurzfilm dazu gestaltet, aus dem er die Geschichte zweier junger Menschen und der pulsierenden Grossstadt, in der sie verloren sind, weiter entwickelte. Mariana und Martín sind jung, verträumt, beschäftigt, verspielt und einsam. Sie leben Wand an Wand und wissen doch nichts voneinander. Das gehört zum Städtischen und kann auch seine Vorteile haben. Etwas Anonymität tut manchmal ganz gut - aber nicht immer.

Taretto erzählt in Momentaufnahmen aus dem Leben und aus Buenos Aires. Gestaltet hat er ein modernes und bewegtes Bilderrätsel, in das wir genüsslich eintauchen können, in dem wir Spuren folgen und Figuren wahrnehmen. Werden sich die beiden nach Liebe Sehnenden treffen? Unterhaltsam im besten Sinn ist der Film geworden, weil er uns im Zeitalter der virtuellen Bekanntschaften und Nachbarschaften besonders berührt. In einer Schlüsselszene finden sich die beiden beinahe, als sie sich beim Chatten online nahekommen, als sie sich virtuell spüren. Wäre da nicht der Stromausfall im Quartier und mit ihm die Erkenntnis, dass im Virtuellen alles vom EW abhängt und die Liebe im Realen halt immer noch am Schönsten ist. | Walter Ruggle



Español

Sinopsis. Medianeras cuenta la historia de Mariana y Martín, dos jóvenes que viven en edificios enfrentados de una misma calle porteña, pero que jamás se logran encontrar, cruzándose todo el tiempo -en el colectivo, en el videoclub, en el cine y así-, pero sin nunca poder verse las caras. [Fuente: escribiendo cine].

La identidad de las grandes ciudades descansa, en buena medida, en sus edificios. Buenos Aires tiene una caótica variedad de estilos, que conviven a veces bien conectados y a veces en conflicto. Medianeras comienza observando, clasificando edificios. Y luego pasa a centrarse en dos habitantes de esos edificios: chica y chico. Ella es Mariana (Pilar López de Ayala) y él es Martín (Javier Drolas). Taretto juega con el género de la comedia romántica, y la película no descansa sobre el menú habitual del género que indica responder a la pregunta ¿serán estos dos el uno para el otro? Medianeras nos hace saber que Mariana y Martín efectivamente lo son, y la pregunta será ¿cómo harán para encontrarse? En este breve texto se ha usado un par de veces el verbo descansar, que no es nada apropiado para hablar de Medianeras, una película alejada de cualquier idea de descanso o de piloto automático, una película trabajada con mil ideas, mil detalles, mil recovecos de placer cinematográfico. [Fuente: cinenacional.com]

Crítica: | eva usi | edgar lazarín |


Français

Martin et Mariana vivent tous les deux à Buenos Aires, dans la solitude. Lui, concepteur de sites Internet travaille essentiellement chez lui et cela tombe bien car il est plutôt agoraphobe. Elle, architecte, peine à trouver un emploi et décore des vitrines en attendant. Les deux ont en commun d’essayer de se remettre d’une rupture amoureuse et, même s’ils ne se connaissent pas, d’habiter la même rue de la capitale argentine où ils se croisent, lui avec le petit chien abandonné par son ex, elle les bras encombrés de ses mannequins. Comédie romantique dont le personnage de Martin semble sortir tout droit d’un film de Woody Allen, et dont le ton léger et souvent humoristique n’empêche pas, au contraire, une réflexion profonde, et étonnante par sa rigueur, sur la vie et l’architecture urbaine.

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Une comédie urbaine
Cela aurait pu être une bluette, comme Hollywood nous en abreuve si souvent, dont l’issue heureuse est attendue, sur la rencontre de deux êtres perdus dans une grande ville. Medianeras est bien plus que cela. Il y a d’abord ce monologue, qui ouvre le film, décrivant la ville portègne dans un style à la fois poétique, sociologique, urbanistique. La pertinence des idées que ce monologue surprenant développe lui donne une force extraordinaire et transforme totalement le ton de cette comédie romantique. Une fois les deux personnages présentés, dont on a compris tout de suite qu’ils finiront par se rencontrer et s’aimer à coup sûr, on peut s’attacher à suivre leurs pérégrinations en parallèle dans la jungle urbaine de Buenos Aires. Et c’est là que nous allons de
surprises en surprises car le jeune réalisateur Gustavo Taretto développe son récit avec une imagination foisonnante, imprévisible, qui nous fait découvrir ses personnages et une ville comme rarement un cinéaste l’aura fait. Le ton reste léger tout au long du film, avec des scènes du plus haut comique ( Mariana obligeant un soupirant à grimper 20 étages car elle a peur de l’ascenseur).

Il faut souligner ici les prestations époustouflantes des deux acteurs, Pilar López de Ayala ( Mariana) et Javier Drolas. La première campe une Mariana émouvante et drôlatique, lui un Martin « geek » dépressif et paumé. Pourtant, les sujets à réflexion ne sont pas éludés, que ce soit la solitude, le désarroi de la jeunesse ou l’urbanisation comme reflet d’une société. Ils sont aussi traités avec la même précision que la description urbanistique de Buenos Aires de l’introduction. Le passage du réalisateur par la publicité lui a aussi appris l’importance du rythme dans le déroulement d’une histoire, pour que celleci garde sa fraîcheur jusqu’au final attendu. Il s’ajoute à cette comédie si argentine une dimension universelle car cette histoire pourrait se déplacer dans bien des mégalopoles de la planète avec leurs avenues, leur gratteciel rutilants de verre avoisinant des bâtisses délabrées, leur foules anonymes stressées
où l’on se côtoie sans jamais se rencontrer. Comédie urbaine, Medianeras (qui désigne les murs ou les maisons mitoyennes) est sans conteste aussi, et surtout, une superbe réflexion sur le monde urbain à l’ère du virtuel. Martial Knaebel

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«MEDIANERAS était un court métrage qui remporta 40 prix dans le monde entier – un court métrage qui recelait en lui un long métrage. Notre objectif était de mettre au jour le long métrage. Dans le film EL SOL DEL MEMBRILLO (LE SONGE DE LA LUMIERE), Víctor Erice médite entre autres sur l’obsession d’Antonio López de peindre l’arbre qu’il avait planté et qu’il voyait grandir dans son jardin. L’arbre change au fil du temps, avec les saisons et spécialement en fonction de la luminosité. MEDIANERAS est mon arbre. Je l’ai planté il y a plus de quatre ans et je l’ai regardé grandir depuis. Pour reprendre l’analogie avec la peinture, le court métrage révèle le geste du coup de pinceau, la palette de l’artiste, le tronc qui le maintient en place, les branches principales et la couleur de ses feuilles. Maintenant, avec le long métrage, vient le moment d’entrer dans le détail, d’explorer la profondeur et les nuances, les ambiguïtés et les contradictions. L’histoire change exactement de la même façon que la ville qui lui sert de scénario : Buenos Aires. Certaines des scènes se fanent tandis que d’autres fleurissent.» (Gustavo Taretto)

| trigon-film

Gustavo Teretto (director, Argentina) y Pilar López de Ayala (actriz, España) en la Berlinale 2011.




Español

Sinopsis. Medianeras cuenta la historia de Mariana y Martín, dos jóvenes que viven en edificios enfrentados de una misma calle porteña, pero que jamás se logran encontrar, cruzándose todo el tiempo -en el colectivo, en el videoclub, en el cine y así-, pero sin nunca poder verse las caras. [Fuente: escribiendo cine].

La identidad de las grandes ciudades descansa, en buena medida, en sus edificios. Buenos Aires tiene una caótica variedad de estilos, que conviven a veces bien conectados y a veces en conflicto. Medianeras comienza observando, clasificando edificios. Y luego pasa a centrarse en dos habitantes de esos edificios: chica y chico. Ella es Mariana (Pilar López de Ayala) y él es Martín (Javier Drolas). Taretto juega con el género de la comedia romántica, y la película no descansa sobre el menú habitual del género que indica responder a la pregunta ¿serán estos dos el uno para el otro? Medianeras nos hace saber que Mariana y Martín efectivamente lo son, y la pregunta será ¿cómo harán para encontrarse? En este breve texto se ha usado un par de veces el verbo descansar, que no es nada apropiado para hablar de Medianeras, una película alejada de cualquier idea de descanso o de piloto automático, una película trabajada con mil ideas, mil detalles, mil recovecos de placer cinematográfico. [Fuente: cinenacional.com]

Crítica: | eva usi | edgar lazarín |



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